Sommaire
La nouvelle est tombée cet été : Ryanair met fin à la liaison entre La Rochelle et Porto pour la saison hivernale 2025-2026. Après plusieurs années de succès, cette annulation surprend les voyageurs et inquiète les amateurs de voyages low cost en région Nouvelle-Aquitaine. En cause, une hausse importante de la taxe sur les billets d’avion, qui bouleverse le transport aérien régional en France. Alors que l’aéroport de La Rochelle – Île de Ré réalise une croissance record du trafic passagers, la compagnie irlandaise réduit sa voilure, ne conservant bientôt que deux destinations hivernales au départ de la ville : Marseille et Marrakech. Cette situation met en lumière un choc fiscal aux conséquences lourdes sur la connectivité entre les régions françaises et l’Europe.
Depuis plus d’une décennie, le vol reliant La Rochelle à Porto a su séduire une clientèle fidèle, attirée par la proximité entre les deux villes et la convivialité des escales. Pourtant, malgré un taux de remplissage très élevé – près de 85 % – et un bon score en termes de fréquentation, la ligne ne sera plus proposée durant l’hiver 2025-2026. Cela renforce le sentiment d’une remise en cause du modèle économique du transport aérien à bas coût.
Pour tous ceux qui planifient un voyage en Europe cet hiver au départ de La Rochelle, il va falloir revoir ses options. Heureusement, il reste encore la possibilité de s’envoler vers le Sud de la France ou le Maroc grâce aux liaisons conservées par Ryanair. Pour ceux qui cherchent des informations sur l’assurance voyage à La Rochelle, c’est aussi le bon moment pour préparer ses déplacements avec les meilleures garanties.
Ryanair annule la liaison La Rochelle-Porto : une conséquence directe de la hausse de la taxe aérienne
Le 30 juillet 2025, Ryanair a annoncé une réduction de 13 % de son offre hivernale en France, visant spécifiquement des lignes régionales jugées moins rentables. La mesure concerne notamment la suppression de la liaison entre La Rochelle et Porto, un vol emblématique qui desservait cette desserte depuis mars 2011 sans interruption.
Cette décision s’inscrit dans un contexte fiscal inédit : la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) a considérablement augmenté au printemps, passant de 2,63 € à 7,40 € pour les vols intérieurs et européens. Ce changement a bouleversé les calculs économiques des compagnies low cost, contraignant Ryanair à adapter drastiquement ses plans.

Une liaison pourtant performante mais sacrifiée
En 2024, la ligne La Rochelle-Porto a transporté 43 534 passagers, c’est-à-dire près de 15 % du trafic total à l’aéroport local. Son taux de remplissage dépassait les 85 %, une performance remarquable pour une liaison régionale. Malgré ces résultats solides, Ryanair a décidé de suspender la liaison, illustrant ainsi la difficulté du transport aérien régional de résister à des mesures fiscales jugées « excessives » par la compagnie.
Le choix de supprimer cette route contraste avec l’excellente dynamique de l’aéroport rochelais, qui a enregistré une hausse du trafic de 19 % en 2024, franchissant la barre des 294 000 passagers. Le premier semestre 2025 reste sur cette lancée avec une croissance de 13,4 %.
Deux vols désormais disponibles l’hiver à La Rochelle : Marseille et Marrakech
Pour cet hiver 2025-2026, Ryanair limite ses opérations à deux liaisons : vers Marseille et Marrakech. Cette concentration permet à la compagnie de réduire ses coûts tout en continuant à proposer des destinations très prisées, notamment auprès des voyageurs cherchant du soleil en Europe ou en Afrique du Nord.
Cette nouvelle réalité impose aux habitants de La Rochelle et de sa région plus de contraintes pour organiser leurs déplacements, notamment pour ceux qui fréquentaient souvent Porto pour affaires, loisirs ou escapades culturelles. Pour anticiper au mieux ces changements, il est conseillé d’être attentif aux offres alternatives et aux services d’assurance voyage, indispensables pour garantir sécurité et sérénité.

Ryanair appelle le gouvernement à revoir sa politique fiscale
Ryanair critique vivement l’impact de la TSBA majorée sur les lignes régionales, estimant que cette taxe « met en péril la rentabilité des routes hivernales en province ». La compagnie a annoncé un vaste plan de réduction, supprimant plus de 25 lignes en France, arrêtant ses activités dans certains aéroports et réduisant son offre de 750 000 sièges.
Ils demandent au gouvernement français d’alléger cette pression fiscale, prévenant que d’autres suppressions pourraient suivre si la situation ne s’améliore pas. Cette démarche souligne un vrai défi pour l’égalité d’accès au transport aérien au départ des régions et la nécessité de maintenir une connectivité solide avec l’ensemble du continent européen.
